Publié dans Politique

Visite d’Etat - Madagascar et la France scellent six accords

Publié le mercredi, 23 avril 2025

La visite d’Etat d’Emmanuel Macron à Madagascar d’hier n’aura pas traîné à produire ses premiers effets tangibles. En moins de quelques heures, six accords ont été paraphés entre les deux Chefs d’Etat, Emmanuel Macron et Andry Rajoelina. Parmi ces accords, le plus emblématique concerne la construction d’un barrage hydroélectrique sur le fleuve Ivondro, près de Tamatave. Ce projet d’envergure, estimé entre 600 et 800 millions de dollars, marque l’entrée officielle d’EDF au capital de la Compagnie générale d’hydroélectricité de Madagascar (CGHV). Le groupe français, en partenariat avec le conglomérat Axian, assurera le pilotage du projet et apportera son expertise technique (voir article par ailleurs). 

Les autres accords signés renforcent le volontariat international entre les deux pays, officialisent l’installation d’un bureau d’Expertise France à Antananarivo pour développer la coopération technique, et concrétisent le soutien de l’Agence française de développement (AFD) à plusieurs projets d’investissement jugés prioritaires par le Gouvernement malgache. Une feuille de route définissant six axes de coopération stratégique doit être finalisée d’ici l’été.

Le programme d’Emmanuel Macron, pour son premier jour de visite sur la Grande île, était dense. Arrivé en fin de matinée, accompagné de son épouse Brigitte Macron et du ministre des Outre-mer Manuel Valls, le Président français a été accueilli en grande pompe par Andry Rajoelina et la Première dame Mialy Rajoelina. Un événement d’autant plus marquant qu’aucun Président français ne s’était rendu à Madagascar pour une visite d’Etat depuis Jacques Chirac en 2005.

Projets stratégiques

Lors d’un tête-à-tête qualifié de « franc et constructif », les deux Chefs d’Etat ont abordé plusieurs dossiers stratégiques, comme l’énergie, les infrastructures, l’agriculture, l’enseignement supérieur, la santé, l’industrie, la recherche scientifique, et l’environnement. Le Président malgache a notamment insisté sur le besoin d’un appui français pour faciliter l’accès de Madagascar au Fonds vert pour le climat.

Côté sécurité, Emmanuel Macron a rappelé l’engagement de la France dans la zone océan Indien, en évoquant notamment l’exercice militaire « Tulipe » en cours à Mahajanga, impliquant 500 soldats des FAZSOI. Une coopération en matière de défense, de lutte contre la pêche illégale et face aux enjeux géopolitiques a également été réaffirmée.

Mais ce sont bien les projets concrets, déjà validés, qui donnent à cette visite un caractère immédiatement utile. Il a notamment été question de rénovation de lignes ferroviaires datant de l’époque coloniale, de fourniture de semences de blé et de maïs, de création d’une usine d’engrais, de formation médicale, et de construction d’une université de référence. Emmanuel Macron a également tendu la main pour un partenariat autour des terres rares et minéraux stratégiques, évoquant le potentiel malgache dans le développement de filières comme le photovoltaïque.

« Nous avons franchi une étape importante dans notre partenariat », a souligné Andry Rajoelina, visiblement satisfait de l’issue de cette journée. ET lui de souligner : « Je suis convaincu que la mise en œuvre des projets que nous avons définis ensemble ouvrira une nouvelle page de la coopération entre Madagascar et la France ».

Une déclaration appuyée par Emmanuel Macron qui affirme que « L’un et l’autre, nous soutenons la volonté d’aller plus loin sur ces grands projets ». Les Gouvernements des deux pays ont désormais jusqu’au mois de juin pour transformer les engagements en actions concrètes. 

Recueillis par L.A.

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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